Lors du Comité de suivi des grandes cultures, l’OPG a abordé la question de la libéralisation du commerce des céréales, en supprimant l’obligation de recours à un organisme collecteur agréé, pour laisser la possibilité de transactions entre les producteurs et les éleveurs ou d’autres utilisateurs et ainsi favoriser le développement de circuits courts.
La notion de collecteur agréé est une spécificité française qui n’existe dans aucun autre
état-membre ni chez nos concurrents des pays tiers. Un céréalier belge, allemand ou espagnol peut vendre directement ses récoltes à qui bon lui semble. En France, cette règle ne concerne que les céréales. Alors qu’un viticulteur, un maraîcher ou un producteur de fromage de chèvre peuvent vendre directement, cela est interdit à un céréalier, explique l'OPG. qui considère que "Compétitivité des filières végétales et animales, partage de la valeur ajoutée, traçabilité et qualité des grains sont les thèmes en jeu autour de cette question ".
L’OPG organise un sondage (par mail, par fax et sur des forums internet) pour connaître leur avis sur cette obstruction à la libre commercialisation des céréales. Les résultats de ce sondage seront présentés au ministère de l’Agriculture, qui pourra ainsi apprécier objectivement l’opinion des agriculteurs.