Dacian Ciolos a clôturé mardi une conférence de deux jours au cours de laquelle agriculteurs, ONG, gouvernements et entreprises ont contribué au débat sur la réforme de la PAC. La nouvelle PAC devra promouvoir une "agriculture compétitive", mais aussi "toujours plus durable", tout en ancrant "les exploitations et l'emploi sur leur territoire, y compris là où il est plus difficile d'exercer le métier d'agriculteur", a souligné M. Ciolos en tirant les conclusions du débat. Sans entrer dans le détail des mesures sur lesquels il va plancher, le commissaire européen a estimé qu'il fallait "garder les deux piliers" de la PAC, d'une part les aides directes aux agriculteurs "pour des résultats quantifiables et visibles annuellement", et d'autre part les aides aux filières et aux territoires, sur une base pluriannuelle. L'eurodéputé vert José Bové s'est réjoui du "vrai changement" que représente selon lui cette consultation de l'ensemble des acteurs du secteur avant que la Commission ne présente ses grandes lignes du projet de réforme en novembre, en vue d'une entrée en vigueur au premier janvier 2014. La conférence a donné le sentiment qu'"on n'est plus dans une PAC liée uniquement à la logique de l'industrie agroalimentaire et du grand business", a-t-il confié à l'AFP: "on sort de ces années monomaniaques où on croyait que le marché mondial allait tout sauver".
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