Pendant trois jours, Vinisud sera la vitrine des vins du pourtour méditerranéen français, mais aussi d'Italie, du Portugal, d'Algérie et de Tunisie, et pour la première fois, de Grèce et de Malte. Certes, la présence de vignerons espagnols surtout, mais aussi italiens, risque d'être moins importante en raison du contexte de crise, prévoit la direction du salon. Mais les producteurs du sud de la France seront présents en force à ce salon biennal, le deuxième en importance après Vinexpo à Bordeaux. Ainsi, plus de 800 exposants représentent le Languedoc-Roussillon, le plus grand vignoble du monde en surface comme en volume. Les exposants de la vallée du Rhône seront aussi très nombreux, avec 390 producteurs environ. Ce salon, ouvert exclusivement aux professionnels internationaux - acheteurs pour grandes surfaces, négociants, restaurateurs, cavistes - "est une très bonne vitrine pour nos vins", souligne Michel Blanc, directeur de la Fédération des syndicats de producteurs de Chateauneuf-du-Pape. "C'est un salon très ciblé, donc le public professionnel sait qu'il va trouver uniquement des vins méditerranéens. Il ne vient donc pas par simple curiosité", dit-il. Pour faire découvrir l'étendue des gammes, les associations de vignerons, les grands producteurs et fédérations de producteurs redoublent d'efforts et multiplient rencontres avec les acheteurs, dégustations et animations. A titre d'exemple, la division Export de Sud de France - marque ombrelle pour les produits du Languedoc-Roussillon - a invité plus de 80 acheteurs représentant 12 pays différents. La plus importante délégation d'acheteurs étrangers - une quarantaine - viendra de Chine, souligne-t-on à Sud de France Export. Pour accueillir ces invités, on a mis les petits plats dans les grands : en amont du salon, un parcours "art et vin" leur permettra de découvrir la région, ses terroirs, sa gastronomie et son patrimoine culturel. Des déjeuners seront aussi organisés entre acheteurs et viticulteurs, avec en guest-stars les bouteilles de ces derniers. Enfin, des dégustations comparatives seront organisées avec d'autres vins français ou du Nouveau monde. Objectif : booster les ventes à l'export. Pas étonnant d'ailleurs que la délégation chinoise soit la plus importante des délégations invitées par Sud de France. L'an dernier, les vins français ont connu une année noire, avec une baisse drastique de leurs exportations (-19% à 5,5 milliards d'euros). Tous les marchés de la France ont été dans le rouge, mis à part la Chine et Hong Kong. La Chine est rentrée il y a deux ans dans le club des plus gros consommateurs de vin au monde et "le pays s'ouvre à de nouvelles familles de vin", commente Laurent Panayoti, de Sud de France. "Les Chinois étaient jusque-là attirés par les vins rouges, poursuit-il. Aujourd'hui, ils s'intéressent aux vins doux naturels et à d'autres typicités de vins, plus taniques". De plus en plus, les Chinois ciblent des vins compris entre 3 et 8 euros. Une aubaine pour les vins de la région.
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