[ 22/01/2010 11:33 ] Les agriculteurs grecs se disaient vendredi déterminés à poursuivre leur mobilisation, pour la cinquième journée consécutive, avec des barrages routiers à travers le pays, cependant que le gouvernement a rejeté leur demande d'aide financière au secteur.
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Dix-huit barrages routiers avec plus de mille tracteurs ont été dressés à travers le pays depuis dimanche dernier, dont l'un bloque le principal poste-frontière gréco-bulgare. "Nous allons continuer notre lutte pour faire pression sur le gouvernement, qui doit nous aider, car le secteur est en péril", a indiqué à l'AFP Panayiotis Nikas, cultivateur de coton, présent sur un barrage à 120 km d'Athènes. "Nous ne pouvons pas satisfaire les aides financières réclamées sporadiquement par les agriculteurs, ce serait criminel pour le peuple grec (...)", a déclaré vendredi le Premier ministre Georges Papandréou devant le Parlement à l'occasion d'un débat sur le sujet. "Alors que le pays traverse une crise, les barrages routiers non seulement ne fournissent pas une solution mais entachent l'image du pays", a dit M. Papandréou, en appelant les agriculteurs à participer au dialogue avec le gouvernement et lever les barrages. Le principal poste-frontière gréco-bulgare de Promahonas, dans le nord, devait rester fermé vendredi, comme les jours précédents. Toutefois les agriculteurs sur place assurant que les camions transportant des produits "sensibles" et les cars de touristes pouvent passer la frontière. Sofia avait réclamé mardi une intervention de la Commission européenne, affirmant qu'une mobilisation similaire il y a un an avait fait perdre 10 millions d'euros aux transporteurs bulgares. Aux autres frontières, avec l'Albanie, la Macédoine et la Turquie, et au second poste avec la Bulgarie, le trafic devait être de nouveau interrompu dans la matinée avant de reprendre en fin d'après-midi. Dans la plaine agricole centrale de Thessalie et autour de Salonique (nord), les agriculteurs mobilisés réclament une aide financière immédiate pour les principales productions du pays, dont les prix se sont effondrés, du coton à l'huile d'olive, en passant par le blé et les fruits.
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