Actuellement, l’état d’avancement du plan de solidarité est le suivant :
Une enveloppe de 143 M€ de subventions a été attribuée pour le déblaiement des pistes et routes forestières, ainsi que le transport et le stockage. 75 M€ ont été payés fin décembre. En particulier, les crédits pour la mobilisation et le stockage des bois issus de la tempête prévus initialement à hauteur de 60 M€ ont été portés à 134 M€, soit un effort financier supplémentaire de l’État de 74 M€ depuis le mois de juillet.
Une enveloppe de 415 M€ sur 8 ans est réservée pour aider les propriétaires forestiers des trois régions sinistrées (Aquitaine, Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon) à mener à bien les opérations de nettoyage et de reboisement. Ces subventions devraient permettre de nettoyer et reboiser plus de 150 000 hectares. Les sylviculteurs bénéficieront en moyenne d’une subvention de 2750€/ha. Ce barème constitue une augmentation significative par rapport au niveau du soutien octroyé au titre du plan tempête de 1999. Au 31 décembre 2009, 16,5 M€ représentant 12 000 hectares à nettoyer ont été engagés. L’objectif de nettoyer 40 000 hectares d’ici l’été 2010 en Aquitaine est en bonne voie.
Des prêts bonifiés destinés à accompagner la filière pour la valorisation des bois. M. Yann BOARETTO, inspecteur général des finances, a été désigné par Christine LAGARDE, Ministre de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi, pour accélérer le traitement des dossiers et faire le lien entre les opérateurs et les banques. Dès la mi-août, des avances de trésorerie aux opérateurs qui en faisaient la demande ont pu être consenties par les banques. À ce jour, 380M€ sur les 600 M€ disponibles ont été sollicités par les professionnels. Ces prêts peuvent être garantis par l’État à la demande des banques : l’État a accordé sa garantie à 169 M€ de prêts sur les 191 M€ de dossiers déposés par les banques. Bruno LE MAIRE s’est engagé auprès des professionnels à étudier leurs difficultés pour obtenir le décaissement des prêts octroyés par les banques. Un suivi régulier est établi par le médiateur du crédit, au niveau des directions régionales de la Banque de France.