"La discussion a été compliquée", a reconnu le ministre français de l'Agriculture, Bruno Le Maire, à l'origine de cette réunion, à laquelle ne participaient pas cinq pays, dont la Grande-Bretagne, la Suède et le Danemark qui ne partagent pas les mêmes vues politiques en matière d'agriculture. "Il n'est pas facile de trouver un accord entre 22 Etats qui peuvent défendre des options différentes", a ajouté M. Le Maire, soulignant toutefois que la politique agricole commune (PAC), "stratégique", ne devait pas être "bradée". "Nous souhaitons prendre un autre point de départ", d'abord "nous entendre sur les objectifs politiques avant de fixer le budget" de la prochaine PAC, a poursuivi le ministre. Le secrétaire d'Etat polonais en charge de l'agriculture, Andrzej Dycha, s'est félicité de cet accord. "Nous avons envoyé un signal fort, celui de la nécessité d'avoir une politique européenne forte en ce qui concerne le secteur agricole, cette politique doit être financée à un niveau ambitieux", a-t-il déclaré à la presse. Il a estimé que le budget devait au moins être équivalent au budget actuel. Le budget de la PAC représente 47% du budget total de l'UE qui s'élevait à 116 milliards d'euros en 2008. Interrogé par l'AFP sur l'absence de pays clés tels que la Grande-Bretagne, il s'est dit "profondément convaincu" qu'un accord sera trouvé à 27. La prochaine PAC entre en vigueur en 2013 pour sept ans.
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